Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a débouté mardi un joueur de poker en ligne dépendant qui reprochait à l'Etat de lui avoir permis de jouer malgré son inscription sur la liste des interdits de jeu du ministère de l'Intérieur, a-t-on appris de source judiciaire.
Le joueur de 37 ans, qui réclamait 10.000 euros de dommages et intérêts à l'Etat pour manque de protection, avait souhaité dès l'été 2010 se faire interdire de toute les tables de jeu mais avait pu continuer à jouer sur les sites de poker en ligne en raison d'une mauvaise transcription de son état-civil sur la liste des interdits de jeu.
Selon son avocat, l'homme qui réside à Reims avait été enregistré comme habitant de la Haute-Marne et non de la Marne ce qui lui permettait de se connecter à de nombreux sites de jeu en ligne.
Le fichier, tenu par le ministère de l'Intérieur, est l'héritier de celui des interdits de jeu dans les casinos, alimenté en grande majorité par les noms des joueurs qui souhaitent se faire interdire volontairement et pour le reste par les joueurs (triche, problème de comportement ...) qui sont interdits.
Depuis la loi de mai 2010 ouvrant le marché des jeux en ligne à la concurrence, les sites de jeux agréés en France doivent interroger le fichier du ministère de l'Intérieur avant d'autoriser l'inscription d'un joueur.
Ce fichier compte actuellement 36.000 noms, quelque 800 noms en moyenne étant ajoutés ou enlevés chaque mois.
(source : leparisien.fr/AFP)