L’ancienne figure du foot français Rolland Courbis s’est éteinte, ce lundi matin. Connu pour ses emportements sur le terrain, l’homme était aussi un passionné de jeux d’argent et des casinos de la Côte d’Azur. À ses dépens, parfois.
Il était l’un des entraîneurs parmi les plus fort en gueule de France. Une gouaille et des emportements qui ont fait les beaux jours du football français. Ancien joueur, consultant, entraîneur de football, Rolland Courbis est mort, ce lundi 12 janvier, à l’âge de 72 ans.
Si sa carrière dans le football a été parfois sulfureuse, sa réputation en privé l’était tout autant. Il avait fait deux séjours en prison, entre octobre 1990 et janvier 1991 dans le cadre de l’affaire de la caisse noire du club de Toulon, et entre septembre 2009 et février 2010 dans l’affaire des comptes de l’OM. Il avait aussi échappé de peu à une fusillade au cours d’un règlement de compte visant une figure du milieu corse qu’il accompagnait à Hyères en 1996.
En parallèle de ces péripéties judiciaires et son rôle d’entraîneur à la répartie légendaire, Rolland Courbis était aussi connu pour sa passion pour les casinos et les jeux d’argent. Au journal nice-matin, il expliquait s’être tourné vers les paris mais fut un temps où il avait un petit Crush sur « le jeu de cartes ‘‘30/40’’ ». « Après, la roulette, avec mes numéros fétiches. Et ensuite, les machines à sous. Je les ai connues dans les bars à Marseille, avec les pièces qui avaient des trous », confiait-il. Il avait notamment gagné, au cours de la Saint-Sylvestre 1988, 1,7 million de francs au casino de Beaulieu-sur-Mer. Il aurait également empoché, en plusieurs fois, plusieurs millions d’euros au Palm Beach de Cannes.
S’il a gagné beaucoup, il a aussi fait des détours par les salles d’audience des tribunaux. En 1994, l’homme avait été poursuivi pour « escroquerie » car suspecté de « baronnage » au Casino Palm Beach de Cannes. Dans cette affaire, il avait été relaxé, avec sa compagne, une comtesse italienne. Néanmoins, il n’avait pas caché sa passion pour les jeux d’argent. « Un Casino, c’est un asile où les fous sont les joueurs», avait alors expliqué Courbis aux enquêteurs. « Je jouais beaucoup. Je perdais aussi, mais je n’ai jamais triché. Je faisais simplement partie du cercle des privilégiés, à savoir qu’en cas de contestation sur une mise ou sur un numéro, les croupiers me donnaient plus souvent raison qu’à un petit joueur », précisait-il encore.
Autre pays, autre lieu qui lui vaudra quelques ennuis. En 2008, le voilà interdit de casino mais à Monaco cette fois. Le carton rouge de l’entraîneur viendra de la Principauté.
Le 4 novembre 2008, l’ancien joueur et entraîneur avait eu une altercation avec un employé du casino. À l’époque, Nice-Matin écrivait que le différend s’était déroulé dans la salle Blanche, une pièce réservée aux machines à sous.
À l’heure de la fermeture, visiblement mécontent qu’on lui indique l’heure, Courbis aurait saisi par le col un « superviseur ». Un autre employé des jeux serait alors intervenu pour séparer les deux hommes.
(source : nicematin.com/Amandine Rebourg)