La suppression des 10 € d'entrée a triplé le nombre des amateurs. De nouvelles tables vont arriver.
Les règles ont changé en décembre dernier pour les 190 casinos français qui ont négocié des aménagements avec le ministère de l'Intérieur en l'échange du contrôle systématique des identités aux entrées.
Le casino de Bénodet avait anticipé dès le 1er novembre en contrôlant les identités. Six mois auparavant, le droit d'entrée de 10 € aux tables de jeu avait été supprimé, ce qui permet de circuler librement entre les salons de jeux et les machines à sous.
Première conséquence, le public des tables de jeux a triplé avec notamment l'affluence de jeunes. Du coup, les tables de jeux qui représentent moins de 10 % de l'activité du casino vont se développer avec l'arrivée prochaine de deux tables de black-jack et d'une table de Texas holdem poker, un jeu popularisé par les retransmissions télévisées.Il y a aussi du nouveau du côté des 100 machines à sous qui vont s'équiper progressivement de « bill acceptors », c'est-à-dire qu'au lieu d'y introduire 50 jetons de 20 centimes d'euro, on pourra y introduire un billet de 10 €. C'est cette innovation autorisée par le ministère de l'Intérieur qui avait déclenché la grève des casinos le 31 décembre dernier.
Les syndicats y voient une menace pour l'emploi. Cela permettra au casino d'adapter 14 machines pour des mises de 10 centimes. L'intérêt pour le joueur, c'est de jouer deux fois plus longtemps que sur les 50 machines à 20 centimes. On trouve par ailleurs 32 machines à 50 centimes, 9 à 1 € et 9 autres à 2 €.Une quinzaine de machines à sous avaient été autorisées en avril dernier. Cela a permis de relier quatre machines à sous pour un jackpot progressif qui n'a encore jamais été gagné : 156 000 € ont déjà été accumulés sur ce super-jackpot « Breizh Genius », mais il ne se déclenchera pas tous les ans.
(source : ouest-france.fr/Even VALLERIE)