Mauvaise passe pour les deux casinos de l'agglomération. Le Lyon-Vert de Charbonnières et le Pharaon de la Cité internationale (Lyon 6e), propriétés du groupe Partouche, n'ont pas vu leur « produit brut des jeux » (différence entre mises et gain) progresser entre 2005 et 2006. Le casino de Charbonnières, deuxième de France et fleuron du groupe depuis 1991, a ainsi enregistré une baisse de 1,24 % de son PBJ qui s'élève à 70,3 millions d'euros. Au Pharaon, établissement ouvert en 2000 au coeur de Lyon, le produit des jeux est resté stable à 40,8 millions d'euros. « En 2006, nous avons testé dès juin le contrôle d'identité à l'entrée, qui n'était obligatoire qu'en novembre. Cette nouvelle mesure s'est traduite par une baisse de fréquentation de 10 % », explique Guy Benhamou, directeur du Pharaon.
Si la saison 2005-2006 s'est achevée par un nouveau record avec 2,7 milliards d'euros joués dans les casinos français (+2,16 %), on est loin des croissances de 10 % à 15 % des dix dernières années. « Les machines à sous avaient redonné un coup de fouet. Aujourd'hui, il faut se réadapter aux nouvelles règles, se remettre en question », estime Guy Benhamou. Les casinos appréhendent l'interdiction de fumer en 2008. « En Italie, cette mesure a entraîné une baisse de fréquentation de 15 % à 20 %. Les joueurs vont rester chez eux pour miser en ligne, ce qui n'est pas légal en France », craint-il. Le Pharaon mise désormais, comme les autres, sur l'autorisation de pratiquer de nouveaux jeux. Comme la roulette électronique ou le Texas Hold'em, le poker popularisé à la télévision par Patrick Bruel.
(source : 20minutes.fr/Frédéric Crouzet)