Ce casino de la promenade des Anglais à Nice va-t-il changer de main ? Un appel d’offres lancé pour 90 millions d’euros
Le contrat de l'actuel exploitant du casino du Palais de la Méditerranée à Nice expire en juin 2027. La Ville a lancé la procédure pour trouver son prochain concessionnaire. À la clé : un contrat de 10 ans estimé à 90 millions d'euros.
Rien ne va plus, les jeux sont ouverts !
Alors que le contrat de concession actuel du casino du Palais de la Méditerranée - exploité par le groupe Partouche - s’achèvera en juin 2027, la Ville de Nice prépare la suite. Un appel d’offres vient d’être publié pour attribuer la future délégation de service public.
La problématique avancée est claire : comment la Ville peut-elle maintenir une offre de loisirs très haut de gamme sans engager les deniers publics tout en imposant un cahier des charges extrêmement strict ? « La Ville de Nice recherche un concessionnaire pour exploiter, sous une même direction, les trois activités obligatoires : animation, restauration et jeux », présente la Ville dans son appel d’offres. L’enjeu est particulièrement lucratif, puisque la valeur estimée de ce contrat s’élève à 90 millions d’euros sur une durée de 10 ans.
« Le candidat devra prendre en charge un programme d’investissement »
Le nouveau concessionnaire devra mettre la main au portefeuille dès le départ. « Le candidat devra prendre en charge un programme d’investissement pour un montant de 10 millions d’euros », exige la municipalité niçoise. Un opérateur qui exploitera le casino sans filet, puisque la Ville confirme une « absence de subventions d’exploitation et d’investissement ».
L’un des défis majeurs pour les prétendants réside dans le lieu géographique. Rien n’oblige le futur casino à rester dans ses murs actuels - le palais de la Méditerranée - mais il ne pourra pas s’installer n’importe où. « Le candidat proposera un lieu d’implantation à Nice, dans un périmètre annexé au dossier de consultation et mettra à disposition : locaux, moyens matériels et personnels nécessaires à l’exploitation du service public », relate le cahier des charges.
Concrètement, le périmètre imposé comprend « la zone touristique internationale, une bande approximative de 300 mètres du rivage et les quartiers dits Arénas et Méridia situés à l’ouest de Nice ».
L’établissement devra inclure des salles de grands jeux, des machines à sous, une salle de spectacle et des restaurants.
Au moins « quatre spectacles ou manifestations » par an
Le nouveau gestionnaire devra également affronter une concurrence locale actée. Le cahier des charges stipule que le concessionnaire devra accepter « l’existence actuelle à Nice d’un autre casino (casino Ruhl) ».
Par ailleurs, s’il succède au groupe Partouche dans les locaux actuels, le nouveau venu devra se positionner sur un inventaire pléthorique de « biens de reprise », allant des baies informatiques jusqu’aux « 233 fauteuils de la salle de jeux ». Sur le plan social, le nouveau conce ...
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