Grève au casino de Saint-François : les salariés dénoncent l’échec des négociations salariales
Un mouvement de grève a débuté vendredi 13 mars au casino de Saint-François. Les salariés ont installé un « bik a grèv » (piquet de grève) devant l’établissement pour dénoncer l’échec des négociations annuelles obligatoires. Ils jugent insuffisantes les propositions de la direction et réclament une revalorisation salariale plus importante.
Depuis vendredi matin, une partie des salariés du casino de Saint-François a cessé le travail. À l’appel des représentants du personnel, un « bik a grèv » a été mis en place devant l’établissement afin de protester contre l’issue des négociations annuelles obligatoires (NAO) portant sur les salaires.
Des revendications salariales jugées légitimes
Selon Charly Lendo, secrétaire du comité social et économique (CSE), le mouvement fait suite à plusieurs semaines de discussions infructueuses avec la direction.
« Les négociations ont commencé début février. Dans notre plateforme de revendications, nous demandions notamment 5 % d’augmentation de salaire, l’alignement de la prime d’ancienneté à 15 % au lieu de 12 % et la mise en place d’une prime de partage de la valeur prévue par la loi de 2023. »
Charly Lendo, secrétaire du CSE du Casino de Saint-François
À l’issue de deux réunions, la direction aurait finalement annoncé une décision unilatérale prévoyant une hausse de 1 % des salaires, soit environ 20 euros brut, accompagnée d’une prime de 200 euros.
Une proposition jugée insuffisante par les salariés mobilisés.
« L’entreprise est florissante et réalise des bénéfices. Nous estimons qu’il est possible d’augmenter les salaires davantage au regard du travail fourni. »
Charly Lendo, secrétaire du CSE du Casino de Saint-François
Les salariés dénoncent « mépris et arrogance »
Pour les grévistes, la mobilisation est aussi une manière d’exprimer leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme un manque de considération.
Les salariés rappellent que l’établissement fonctionne presque toute l’année, y compris les week-ends et jours fériés, à l’exception du 1er mai et du 27 mai.
« Nous mettons notre force de travail à disposition en permanence, et nous demandons simplement une revalorisation salariale à la hauteur des efforts fournis. »
Charly Lendo, secrétaire du CSE du Casino de Saint-François
La mobilisation a donc débuté dès vendredi matin, avec l’arrêt du travail pour une partie des effectifs.
Une direction ouverte au dialogue mais discrète
Selon les représentants du personnel, la direction locale a indiqué que le siège du groupe Cogit, basé au Maroc, devait être consulté avant toute nouvelle avancée dans les discussions.
Contactée, la direction affirme être prê ...
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