L'Autorité Nationale des jeux "tue" la FDJ ? :
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juin 2026
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Jean-Pierre G. MARTIGNONI-HUTIN
Sociologue, université Lumière Lyon 2, centre Max Weber UMR 528
La liste de toutes nos publications (1993-2026) est disponible sur la base HAL CNRS Archive Ouverte, SHS (sciences de l’homme et de la société)
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Prochain article à paraitre ( juillet 2026) : Taxes Crescendo (II) : Jeux d'argent, tabac, alcool, livret A, assurance vie, taxe foncière, taxe d'habitation... : quand les parlementaires et BERCY taxent, ce sont tous les Français qui trinquent (Deuxième partie)( 48 pages, I4 notes, 6 annexes)
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Introduction
La Française des jeux (FDJ) blessé à mort par L'Autorité Nationale des jeux (ANJ) et la doxa du jeu pathologique ? La FDJ touchée mais pas coulée par le régulateur et quelques addictologues ? Au regard de la dernière assemblée générale de la FDJ, c'est l'impression que ça donne. Contre toute attente la PDG de l'opérateur a annoncé : "un décrochage extrêmement significatif dans plusieurs activités, en particulier un fort ralentissement des loteries et des jeux de tirage" Nous filerons la métaphore guerrière ou celle de la bataille navale, pour rendre compte du duel entre :
- une autorité autoritaire de régulation omnipotente qui impose, face un opérateur historique qui subit... et passe en permanence sous les fourches caudines d'une Autorité Administrative officiellement indépendante, mais en réalité sous la domination (intellectuelle, idéologique, sanitaire, pseudo scientifique...) de la doxa du jeu pathologie maladie et d'associations moralistes anti jeu.
- deux grands serviteurs de l'État : Stéphane PALLEZ (Sciences Po, ENA) d'un côté, la responsable de la FDJ qui logiquement fait tout pour développer son entreprise. Isabelle FALQUE PIERROTIN (ENA, HEC) de l'autre. "L'actuelle" Présidente de l'ANJ ( elle sera remplacée prochainement par Pascal CHEVREMONT, confer encadré ci-dessous) (1) qui, prenant ses désirs pour la réalité, s'acharne à "désintensifier les pratiques ludiques des Français" et cherche à imposer - dans une sorte de pensée magique (wishful thinking) totalement hors sol - "un nouveau modèle économique" qui met à mal l'avenir de la FDJ
Autorité Nationale des jeux =
départ d'Isabelle FALQUE PIERROTIN , arrivée de Pascal CHEVREMONT =
«Puissent les suivants, construire et non détruire" (Emmanuel MACRON lors du dernier sommet Choose France à Versailles)
confer notre article "Isabelle FALQUE PIERROTIN, Présidente de l’Autorité Nationale des Jeux : retraite méritée mais bilan mitigé " publié sur casino-legal-france.fr 5 juin 2026)
Résumé de l'article : Isabelle FALQUE PIERROTIN responsable de l’ANJ, partira à la retraite en juin 2026. Retraite méritée mais bilan très mitigé, pour ne pas dire catastrophique, pour l'économie des jeux d'argent. Souhaitons bonne retraite à l’ex Présidente, mais souhaitons surtout que son successeur - Pascal CHEVREMONT(*) - comprenne que la Politique des jeux de la France, les opérateurs, les millions de joueurs - qui financent volontairement l'économie des jeux de hasard - méritent un autre traitement, que la politique sanitaire et néo prohibitionniste imposée par l'ex Présidente de l’ANJ, sous l'influence de la doxa du jeu pathologie maladie. Isabelle FALQUE PIERROTIN laissera un sacré bilan quand elle arrêtera ses fonctions, avec sans doute une très bonne retraite, comme l'était son salaire. Dans une posture ethnocentrée tout au long de son mandat, elle a eu du mal à comprendre que des millions de français des catégories populaires et moyennes - qui n'ont pas son niveau de salaire et ensuite son niveau de pension quand ils partent à la retraite - jouent, parfois, souvent... à des jeux d'argent, pour rêver, décrocher le jackpot, changer de vie, ou tout simplement pour améliorer l'ordinaire. Sans parler des « petites gens », des gens de peu chers au sociologue Pierre SANSOT, des petits retraités (souvent malades, handicapés, qui ont perdu des proches…) qui ne devraient pas jouer mais jouent quand même. Car quand on a une vie étriquée et qu’on joue, on n’est jamais vraiment seul. Le jeu n’est pas une maladie, une drogue, une addiction comme le suggére en permanence l’ANJ. C'est une passion parfois excessive, qui a des vertus thérapeutiques & existentielles. Cela l’ex responsable de l’ANJ ne l'a pas compris. Quant à la volonté d’Isabelle FALQUE PIERROTIN de lutter contre le jeu des mineurs, la socialisation ludique primaire, la transmission ludique intergénérationnelle ( élément important de la culture populaire) elle outrepasse la mission qui incombe à un régulateur, qui ne doit pas être une police des familles. Souhaitons bonne chance au futur Président de l'ANJ = Pascal CHEVREMONT. «Puissent les suivants, construire et non détruire(**) comme a pu le faire l'ex Présidente.
(*)L’Élysée propose la nomination de Pascal CHEVREMONT à la présidence de l’Autorité nationale des jeux (acteurs publics 28 mai 2026 )
(**)(**)phrase d'Emmanuel MACRON lors du dernier sommet Choose France à Versailles, reprise dans le canard enchainé n°5508, 3 juin 2026, page 2 : " L'année des dernières")
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L’ANJ multiple les mesures liberticides et sanitaires contre la française des jeux
Dernier point d'orgue de ce combat, l'assemblée générale de la FDJ du 23 avril 2026.(2) L'opérateur de loteries n'était pas à la fête ce jour-là. Stéphane PALLEZ faisait grise mine, "déçue par les performances du premier semestre 2026" (3). La veille, l'action FDJ United dévissait de 8% en une seule journée. Du jamais vu pour cette valeur non spéculative. Le marché sanctionnait la révision des objectifs annuels. Déjà atone en 2025 à périmètre constant (+ 0,3%) le CA 2026 de l'opérateur est désormais attendu en recul. Au final, l'action FDJ united (actuellement à un plus bas à 22,86 euros) présentée comme un placement de père de famille lors de son entrée en bourse, a perdu :
- 29% en un an ;
- 37 % en trois ans;
- 51% en cinq ans ( avec un plus haut à 51,7 euros).
Une descente aux enfers pour cette belle société très profitable à Bercy, à l'économie nationale et a tous ceux bénéficiant du ruissellement de la manne ludique FDJ. Une dégringolade boursière pour ce bijou de famille de l'État croupier, dont certains ont regretté qu'il soit privatisé, d'autres soulignant les contradictions de cette privatisation. (Confer notre entretien aux Échos : « L'État ne coupe pas le lien incestueux avec la FDJ » Sociologue expert des jeux d'argent, Jean-Pierre MARTIGNONI-HUTIN estime qu'« il y a beaucoup de contradictions » dans la privatisation de la FDJ.(les échos Christophe PALIERSE, 7 nov 2019) (4)
Les mauvais résultats de la Française des jeux pour le premier semestre (S1) s'expliquent certes par les hausses des taxes sur les jeux. Un manque à gagner de 50 millions en 2025 pour la FDJ, qui pèsera 90 millions en 2026. Mais sur le fond du dossier, les actionnaires de l'opérateur (56 % sont individuels ) peuvent vouer aux gémonies l'ANJ, qui depuis cinq ans :
- multiple les mesures liberticides et sanitaires,
- finance à grands frais - on est jamais aussi bien servi que par soi-même - d'innombrables sondages payés par le contribuable (sur l'addiction, le jeu des mineurs, les paris sportifs en ligne, les jeux de grattage ... ) qu'elle instrumentalise ensuite dans des campagnes propagandistes pour "construire l'opinion ", manipuler les parlementaires, le gouvernement, l'opinion publique; culpabiliser les joueurs. L'ANJ vient de récidiver à l'approche de la coupe du monde de football ( confer ci-dessous et annexe 5)
- effectue sur son site et dans les médias, un gambling bashing permanent contre les jeux de hasard, contre les joueurs; contre les opérateurs, et notamment contre le premier d'entre eux la FDJ
- publie des tribunes incendiaires contre les jeux d'argent, contre les loteries, contre les jeux de grattage ...
- signe de multiples conventions avec des associations moralistes anti jeu, des structures sanitaires (UNAF, Fédération addictions....)
« Zone à risques » : en finançant ses propres sondages l'ANJ ne prend guère de "risques".
Coupe du monde /paris sportifs : le régulateur gâche la fête mondiale du football avant même qu'elle ne commence
Nouvelle campagne de l'ANJ contre les paris sportifs en ligne
Avant même que ne commence la coupe du monde de football, le régulateur lance une campagne contre les paris sportifs(***)« Zone à risques, accompagnée bien entendu une nouvelle fois d'un sondage " aux petits oignons" qu'elle a commandé. On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même ! En finançant des sondages l'ANJ ne prend guère de "risques". Les ficelles sont grossières. On ne voit pas Harris Interactive mécontenté un aussi bon client que l'ANJ si gourmand en sondages. En outre comme nous l'avons démontré dans d'autres articles, les questions posées dans ces sondages suggèrent fortement des réponses qui vont dans le sens des messages que l'ANJ souhaite véhiculer. D'autres procédés dans la présentation des résultats, permettent de mettre en relief les informations subjectives que le régulateur souhaite faire passer, même quand ils ne sont pas représentatifs des réponses des personnes interrogées. Ces sondages posent de nombreuses questions épistémologiques et scientifiques. C’est en réalité de la propagande pour asséner sans débats des opinions, justifier une politique des jeux sanitaires qui correspond comme par hasard à la politique souhaitée par la doxa du jeu pathologie maladie, quelques addictologues et associations anti jeu.
(***) « Zone à risques » : la nouvelle campagne de l’Autorité nationale des jeux sur les risques d’addiction aux paris sportifs (site de l'ANJ le 3 juin 2026)"Selon l'étude de Toluna Harris Interactive commandée par l’ANJ à l’occasion de la prochaine Coupe du Monde de football, 41% des Français qui comptent suivre la compétition ont l’intention de parier. Autre enseignement, plus d’un tiers des Français qui ont l’habitude de parier affirment qu’ils ont déjà eu le sentiment de perdre le contrôle. Pour prévenir les risques d’addiction associés aux paris sportifs, notamment auprès des jeunes qui sont particulièrement concernés par cette pratique, l’ANJ lance une campagne qui détourne le code graphique des mentions légales en le transformant en un ruban jaune de « zone à risques ». ( confer annexe 5 )
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Police des familles = pochettes jeux de grattage de la FDJ pour Noel : des « cadeaux empoisonnés » pour Isabelle FALQUE PIERROTIN
Nous avons souvent dénoncé dans nos contributions, ces mesures insensées - anti économiques, machiavéliques, pointilleuses, kafkaïennes...- prises par le régulateur à l'encontre de la FDJ. Agissant comme une véritable police des familles Isabelle FALQUE PIERROTIN s'est en même pris aux "pochettes cadeaux jeux de grattage" de la Française des jeux, que les français offrent parfois à la famille entourage pour Noel. Petits "cadeaux ludiques" qualifié de "cadeaux empoisonnés". Ces outrances langagières décrédibilisent l'ANJ et sa présidente. Une question posée il y a quelques années par l'éditorialiste Daniel FORTIN reste plus que jamais d'actualité : "jusqu'où peut-t-on aller dans le contrôle de nos sociétés" ? (Les Échos 26 juillet 2014 , page 9 : République exemplaire")Contrôler ce que les français mettent au pied du sapin le soir de Noel.
Confer nos articles :
- " Pochettes jeux de grattage de la FDJ pour Noel = l'ANJ "empoisonne" les français" : Depuis quelques jours l'Autorité Nationale des Jeux affiche sur son site de manière provocatrice le message suivant : "Offrir des jeux d’argent à des enfants pour Noël, un « cadeau empoisonné » ? (anj 15.12.2025) (décembre 2025, 12 pages, 4 notes 4 annes), publié sur les casinos.org 24/12/ résumé de l'article en annexe 2
- « Police des familles : pas de jeux de grattage au pied du sapin avec l’Autorité Nationale des jeux ! « ( décembre 2024, 17 pages, 21 notes, 3 annexes ) publié sur les casinos.org 29/12/ 2024) résumé de l'article en annexe 3
Excès de pouvoir de l'ANJ : plainte devant le Conseil D’État
Ces diktats imposées par le régulateur à l'opérateur historique sont de véritables oukases. Des décisions autoritaires, arbitraires. Pour cette raison en 2025, la FDJ a porté plainte devant le Conseil d'État pour excès de pouvoir de l'ANJ. Recours rejeté par l'institution. Une très mauvaise nouvelle pour : la FDJ, l’ensemble des opérateurs, les 30 millions de joueurs. La guerre ludique permanente que mène le régulateur, la doxa du jeu pathologie maladie, se trouve renforcée par cette décision. Confer notre article :
- « Conseil d’État, ANJ : guerre ludique contre la FDJ : le recours de la Française des jeux contre l’Autorité Nationale des jeux pour excès de pouvoir, rejeté par le Conseil d’État. Le régulateur va pouvoir poursuivre en toute impunité sa guerre ludique contre les opérateurs de jeux d’argent, contre les joueurs » ( Février 2025, 36 pages, 23 notes, 5 annexes ) publié sur casino-legal-france.fr. ;27 /2/2025 )
Ces directives liberticides commencent à porter leurs fruits. Il était plus que probable que cette politique des jeux sanitaire systématique mis en œuvre par Isabelle FALQUE PIERROTIN et le Collège de l'ANJ ( ou les addictologues sont surreprésentés), allait un jour ou l'autre avoir des conséquences négatives sur l'économie ludique, la sociologie des jeux d'argent, la socialisation ludique contemporaine. C'est désormais chose faite. Ce gambling bashing constant contre la Française des jeux, les multiples campagnes de l'ANJ contre les paris sportifs en ligne, contre les dangers du jeu....tout cela se combinant, ne pouvait qu'aboutir à de tels résultats.
La Française des jeux ne peut plus désormais :
- promouvoir ses jeux comme elle le souhaite;
- lancer de nouveaux produits en toute liberté;
- faire de la publicité quand elle le juge nécessaire
- mettre ce qu'elle veut dans ses publicités et communications
- lancer des jeux de grattage à 1O, 15 euros. Onéreux mais nettement plus intéressants pour les joueurs en terme de taux de redistribution (TDR). L'ANJ incite fortement la FDJ ( qui naturellement s’exécute) à mettre sur le marché des jeux à 1 ou 2 euros soi-disant moins addictifs, mais en réalité avec des TDR pingres qui pénalisent les joueurs qui ont plus de mal à "sortir du jeu «car ils gagnent des misères.
L’ANJ lutte contre les gros pactoles de la FDJ , pourtant indispensables à "l'industrie du rêve «et à "l'imaginaire ludique".
L'ambiance délétère et sanitaire qu'insuffle en permanence l'ANJ et certains addictologues, limite également la FDJ en matière de gros pactoles. Big Win indispensables pour fidéliser les joueurs réguliers, attirer de nouveaux clients, mobiliser les joueurs occasionnels, très friands de grosses cagnottes. Des millions Français jouent uniquement quand il y a des jackpot conséquents, d'où l'importance vitale de ces magots qui font rêver. Mais là aussi le régulateur, des associations anti jeu, la doxa du jeu pathologique - et quelques hommes politiques - tiennent depuis des années des discours moralisateurs pour diminuer ces pactoles, pourtant indispensables à "l'industrie du rêve"(5) et à "l'imaginaire ludique".
Certes, Stéphane PALLEZ a précisé à l'assemblée générale, que la FDJ a pu " faire relever le plafond de gains d'euro millions". Mais elle a ajouté à juste titre : "il reste loin ( du montant) des loteries aux États Unis" (6) Confer l'article de Marianne CHENOU = "Power Ball : le jackpot de 1,817 milliard de $ remporté aux États-Unis pour le réveillon de Noël : Un habitant de l’Arkansas a décroché le jackpot de 1,817 milliard. Il s’agit du deuxième plus gros gain de l’histoire de cette loterie américaine, derrière les 2,04 milliards remportés en 2022.(le parisien, 25/I2/2025). Ceci conforte nos analyses et propositions, faites depuis des lustres dans de nombreux articles ces dernières années : créer une méga loterie fortement dotée, comme le Power Ball aux ETUN ou la loterie de noël en Espagne.
Et cela dépasse largement la FDJ. L'État cherche de l'argent ? ça tombe bien les français aussi !. Nous verrons dans notre prochain article qu'il y a de nombreuses autres solutions que les impôts pour mettre de l'argent dans les caisses de Bercy. Par exemple à travers une politique vertueuse & incitative de l'épargne des français (augmentation du taux du Livret A) mais également Fonds Souverain, Grand emprunt, Fonds épargne retraite, Souscription Nationale....
Mais aussi pourquoi pas avec une nouvelle loterie annuelle au pactole faramineux qu'on pourrait nommer « la Dette » en référence à l'histoire des loteries ( confer encadré ci-dessous "La DETTE" : l'ancêtre de la loterie nationale) et - de manière ironique - au regard de la fameuse "dette" vertigineuse de la France. L'endettement public est passé de 30,4 milliards en 1974 (14,5% du PIB) à 3101,4 milliards en 2023 ( 110,6% du PIB). Il atteindra 3600 milliards en 2026. L'Agence France Trésor (AFT) chargée de placer cette dette, a emprunté 10 milliards en janvier 2025 et le livret d'ordres a dépassé les IOO milliards ! " Nous avons eu 400 acheteurs" s'est "félicité" Antoine DERUENNES DG de l'AFT !!) Comme si c'était une bonne nouvelle que la France aggrave encore son déficit. Il y a d'autres solutions pour trouver de l'argent comme l'indique l'histoire des loteries (en 1932, un député reprend l'idée d'une loterie pour combler le déficit publique abyssal)
"Germa l'idée d'une souscription nationale qui s'appellerait "LA DETTE" (G. DESCOTILS, JC GUILBERT , Le grand livre des loteries, l'Archipel, I993, page 37)
"La DETTE" : l'ancêtre de la loterie nationale
A la fin de la première guerre mondiale, des milliers de "poilus" (brulés, amputés, défigurés, meurtris, traumatisés, ..) qui ont échappé comme CELINE à la boucherie du "chemin des Dames" et à celle des "tranchées", ont créé "l'union des blessés de la face". Le colonel PICOT présidera cette association et l'a nommera " les gueules cassées". En France et à l'étranger elle connut un grand succès ( cotisations , galas, spectacles tombolas...). Notons la participation d'une riche américaine - H.A. STRONG - dont le mari est mort sur le front. Son aide financière permit d'acquérir le domaine de MOUSSY LE VIEUX, qui devient en I930 une maison de retraite pour les invalides. Mais le spectre de la guerre s'éloignant, la générosité populaire s'étiole. Germa l'idée d'une Souscription Nationale surnommée....LA DETTE. C'est l'ancêtre de la loterie nationale contemporaine. Gaston DOUMERGUE, Président de la République, reçoit solennellement le premier billet. Pour assurer la réussite de la souscription, on l'assortit d' une tombola gratuite : 1 billet pour 5 francs souscrits. On n'attire pas les mouches avec du vinaigre ! Solidarité, générosité, "puissance du peuple rassemblé dans une cause commune"; désir légitime de "joindre l'utile à l'agréable"...ces multiples motivations assurent un énorme succès à la souscription. Il faut dire que les lots sont nombreux et impressionnants : 10 avions, 1000 automobiles, 2500 mobylettes... Les tirages se déroulent dans un endroit à la symbolique forte : le grand salon de la Banque de France. En 1932, un député reprend l'idée pour combler le déficit publique abyssal, conséquent de la crise américaine de 29 devenue mondiale. Mais cette proposition originale pour faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'État sans augmenter l'impôt, entraine un tollé moraliste et idéologique au parlement. Il faudra attendre le 31 mai I933 pour que naisse la Loterie Nationale, malgré les réticences effarouchées du Sénat qui parle "de procédés indignes de finances saines; "de décadence de la moralité". Pugnace, le président de la Commission des finances arrive néanmoins à faire passer son texte, instituant une "loterie exceptionnelle pour lutter contre les calamités agricoles". Depuis, cet impôt démocratique volontaire qui ne touche que les joueurs perdure sous différentes formes (loterie nationale, Loto, Kéno, Euro millions, Crescendo...) pour le plus grand bonheur des non joueurs qui payent moins d'impôt à cause de cette manne ludique ( source des informations et citations l'ouvrage haut en couleur de: G. DESCOTILS, JC GUILBERT ," Le grand livre des loteries, histoire des jeux de hasard en France" , l'Archipel, FDJ, I993, 157 pages, et notamment les pages 37 à 39
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La FDJ ne peut plus se développer à cause de l'ANJ
Mais ce n'est pas tout. Le régulateur prohibe désormais sans vergogne des jeux de la FDJ. Et si, le plus souvent, il les autorise, c'est à titre provisoire (par exemple Crescendo) ou avec des conditions d'exploitations draconiennes, une multitude d'injonctions, de contrôles, de clauses de revoyure... Quand on lit "les décisions" du Collège comme nous le faisons souvent, l'opérateur de loteries apparait pieds et poings liés. Tout semble fait pour qu'il ne puisse plus se développer; que ses clients - en permanence infantilisés, surveillés - jouent moins. Ces systèmes imposés par le régulateur pour limiter les joueurs "en ligne ou sur compte", freinent la croissance des revenus de l'opérateur. Ces mesures piétinent en outre la liberté des joueurs, pourtant majeurs et vaccinés. Elles les empêchent de jouer comme ils le souhaitent. Lors de l'assemblée générale de la FDJ, un actionnaire joueur de la FDJ s'est même fait l'écho - une première - de ces mesures néo prohibitionnistes mise en place par l'ANJ sous la domination de la doxa du jeu pathologique. Il "a regretté en tant que joueur, que sa mise ait été plafonné à I20 euros". Il s'agit d'un système automatique censé identifier les risques de bascule vers une perte de contrôle par certains de leur pratique de jeu "(7)L’algorithme mise en place récemment par l’ ANJ qui "viole" l'intimité ludique des joueurs jouant en ligne et sur compte, accentue ce système de surveillance des e gamblers. Quand on sait qu'Isabelle FALQUE PIERROTIN a dirigé la CNIL pendant des années on croit rêver. Sur cette question confer deux articles :
- Jean-Pierre G. MARTIGNONI-HUTIN = L’algorithme développé par l’ Autorité Nationale des Jeux (ANJ) ne révèle rien du tout…si ce n’est l’ingérence de la doxa du jeu pathologie maladie ( 2026, IO pages, 2 annexes), publié sur les casinos.org 16 mai 2026 : résumé de l'article en annexe 4
- Dominique LORMIER : « ALGORITHME DE L'ANJ : RÉVOLUTION CONTRE LE JEU EXCESSIF OU DÉRIVE NÉO-PROHIBITIONNISTE ? » ( jeu-legal-France.fr, I6 mai 2026)
L'ANJ censure Mission Patrimoine , un jeu citoyen qui correspond à une volonté politique :
la FDJ ne peut plus mentionner dans sa communication la fonction d'intérêt général de ce jeu : sauver & restaurer le patrimoine national.
L'ANJ s'est pris également de manière ubuesque et scandaleuse au Loto du Patrimoine, et au jeu de grattage à 15 euros Mission Patrimoine. Le lecteur qui pense que nous exagérons, consultera la longue "décision" du régulateur disponible sur le site de l'ANJ . (Décision n° 2026-IO8 du I6 avril 2026, site de l'anj 22 avril 2026 .) Pas moins de 6 pages, denses, redondantes, bureaucratiques, tatillonnes. Pas moins de 14 articles pour une longue plaidoirie à charge, ou le régulateur fait le procès de Mission Patrimoine. A la fin l'ANJ, " DECIDE" ( écrit en grosses lettres noires) non pas "d'autoriser " ce jeu mais "de ne pas "s'opposer à ce jeu". Ce qui fait sens
Mais il y a pire que cet élément de langage bureaucratique ridicule. A cause du régulateur censeur, la Française des jeux ne peut plus mentionner dans sa communication sur le Loto du Patrimoine, la raison d'être de ce jeu, sa fonction d'intérêt général : sauver & restaurer le patrimoine national. L'ANJ insiste à de multiples reprises sur cet élément. C'est une véritable censure, minutieuse, scandaleuse, qui s'attaque au coeur même de ce jeu.
A chaque rentrée, Mission Patrimoine apprécié par des millions de Français, renouait fortement avec l'histoire des loteries, leur utilité sociale. Le fait que ce jeu se déroule annuellement renforçait son attractivité et l'intérêt des joueurs fidèles ou occasionnels, mais - par définition - diminuait fortement les risques de répétition et d'addiction dont nous bassine en permanence Isabelle FALQUE PIERROTIN. Difficile de jouer compulsivement, quotidiennement, souvent, à un jeu se déroulant une fois par an. Il éclairait en outre pendant plusieurs semaines de manière original ( dans les médias, la presse, notamment régionale), notre riche patrimoine national, construit depuis des siècles dans la France profonde de tous les territoires de l'hexagone, dans les DROM, et restauré grâce aux français joueurs qui utilisaient cet impôt ludique démocratique pour joindre l'utile à l'agréable.
Mission Patrimoine connait un grand succès, grâce justement à sa fonction sociale d'intérêt général, relayée par une figure médiatique idoine liée à l'histoire de France et très apprécié des Français - Stéphane BERN. Le Président de la République soutenait également fortement ce jeu. Mission Patrimoine est une décision politique, comme l'a souligné Stéphane PALLEZ. Malgré cela l'ANJ et sa Présidente font tout pour torpiller ce jeu, le faire disparaitre du paysage ludique contemporain, animé chaque année en septembre, par ce double jeu qui peut rapporter gros. Le régulateur a voulu "déshabiller" ce jeu de sa fonction culturelle, historique et sociale. Pour se rendre compte de la perversité et du machiavélisme du régulateur, le lecteur consultera la longue plaidoirie contre ce jeu citoyen, que l'ANJ nomme "instruction".... comme dans un procès. Ce n'est plus de la régulation, mais de la néo prohibition
Une dérive grave : le régulateur s'en prend à la publicité pour les jeux d'argent : le nerf de la guerre pour la Française des jeux
De multiples autres injonctions, contrôles, consignes · impositions, prescriptions , sommations.... :
- rendent difficile, complexe, voire impossible l'activité de la FDJ, celui de ses équipes, de son management. 5000 personnes qui travaillent, innovent, pour imaginer de nouveaux jeux, promouvoir la culture ludique spécifique à chaque loterie (loto, keno, euro millions, crescendo, rapido.. ) et aux différents jeux de grattage, en dur ou en ligne
- empêchent l'opérateur d'avoir une actualité commerciale libre, diversifiée, sans cesse renouvelée.
Mais il y a plus grave. Isabelle FALQUE PIERROTIN sous la domination de la doxa du jeu pathologie maladie, de certains associations anti jeu, de certains addictologues comme Jean Michel COSTES ( membre du Collège de l'ANJ qui a sa propre structure parisienne financée sans doute avec l'argent du jeu, avec des subventions : une manière d'exploiter le business du jeu compulsif comme nous l'avons dénoncé depuis des années, soulignant un conflits d’intérêts parisiens grossier), s'en est pris fortement à la publicité pour les jeux d'argent, le nerf de la guerre pour la FDJ. Ne reste pratiquement plus à l'opérateur historique que la publicité sur le lieu de vente (PLV), elle-même fortement encadrée.
La Française des jeux qui faisait souvent partie de l'actualité publicitaire contemporaine dans nos villes, quartiers et campagnes, a pratiquement disparu de l'espace publique, à cause de l'ANJ et de quelques personnes à Paris. Ses publicités à la télévision et à la radio - colorées, joyeuses, bien faites, ludiques et dont certaines sont devenues "cultes" - ont également peu ou prou disparu
Résultat de cette chape de plomb bureaucratique et de ces différentes censures, Stéphane PALLEZ lors de sa dernière assemblée générale, répondant à un actionnaire ne comprenant pas cette baisse soudaine du CA de la FDJ, a mentionné " un décrochage extrêmement significatifs dans plusieurs activités, en particulier un fort ralentissement des loteries.
Très inquiétant. L’opérateur nous avait habitué à de la croissance. On peut donc se demander si on n'a pas là un mouvement sourdre, structurel, non conjoncturel. Les impôts supplémentaires sur les jeux décidés par le gouvernement, les parlementaires - et un État Croupier qui se tire une balle dans le pied - n'expliquent pas tout. Si par ailleurs comme le dit Stéphane PALLEZ " "la société FDJ est peu sensible à la conjoncture économique" , il faut croire que des raisons plus profondes expliquent le déclin de l'opérateur.
Isabelle FALQUE PIERROTIN :une posture ethnocentrée tout au long de son mandat
Isabelle FALQUE PIERROTIN peut se réjouir. Elle voulait "désintensifier les pratiques ludiques des français", le mouvement semble désormais bien enclenché et il concerne en premier chef le premier opérateur national, pilier des jeux en France : la FDJ. Elle laissera au final un sacré bilan quand elle partira à la retraite dans quelques jours en juin 2026, avec sans doute une très bonne retraite, comme l'était son très haut salaire.
Dans une posture ethnocentrée tout au long de son mandat, elle a eu du mal à comprendre que des millions de français (catégories populaires , classes moyennes) - qui n'ont pas son niveau de salaire et ensuite son niveau de pension quand ils partent à la retraite - jouent (parfois, souvent...) pour rêver, essayer de décrocher le jackpot, changer de vie, de condition sociale, ou tout simplement pour améliorer l'ordinaire. Elle a en outre déroulé le tapis rouge à la doxa du jeu pathologie maladie, fait entrer le loup ( les addictologues, les associations anti jeu) dans la bergerie. On en voit aujourd'hui les premiers résultats.
Certes, et Stéphane PALLEZ l'a plusieurs fois répété lors de l'AG du groupe, les hausses de taxes sont responsables de cette situation. Mais même sur ce sujet Isabelle FALQUE PIERROTIN a une part de responsabilité. Elle a soutenu ces hausses de la fiscalité sur les jeux de hasard sans se soucier une seconde des conséquences sur les opérateurs; Confer l'article des Échos :
- "Taxer le marché des jeux d'argent ne paraît pas illégitime », estime le régulateur" : Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente de l'Autorité nationale des jeux, estime qu'un alourdissement de la fiscalité du secteur au nom des enjeux de santé publique serait compréhensible. ( les échos, Yann DUVERT, 9/IO/2024)
Isabelle FALQUE PIERROTIN signe des tribunes contre les jeux d'argent violant la neutralité qui incombe à un agent de l'État.
Mais la PDG de la FDJ a indiqué aussi que " ces vents contraires" proviennent des durcissements réglementaires " Et qui a mise en musique de manière tatillonne et machiavélique ce durcissement ? Isabelle FALQUE PIERROTIN, en permanence dans l'excès de zèle, dans une fuite en avant moralisatrice et sanitaires dictée ( directement ou indirectement) par la doxa du jeu pathologie maladie et différentes associations, avec qui elle signe parfois des tribunes prohibitionnistes outrancières, sortant sans vergogne de son devoir de réserve, violant la neutralité qui incombe à un agent de l'État. Confer la tribune collective publiée dans les Échos du 1° juillet 2025 et signée par l'ex Présidente de l'ANJ : "Halte à la banalisation du jeu d’argent ! " La France semble connaître l'âge d'or des jeux d'argent, à la nocivité certaine....." ( confer annexe 1)
Conclusion
La FDJ se croyait en octobre 2025 "immunisé contre la conjoncture" mais elle ne l'était pas contre les agissement de l'ANJ (.8)Elle pensait en février 2026 rassurer les marchés avec des "perspectives qui rassurent" malgré la fiscalité. C'était sans compter sur l'ANJ (9). Elle voulait en janvier 2024 devenir " un géant européen". notamment en matière de jeux d'argent en ligne et en sortant un gros chèque (2,6 milliards) - le plus important de son histoire - pour avaler le suédois KINDRED, la maison mère d'Unibet, (10) mais elle avait oublié le régulateur français qui mène un combat contre les jeux sur internet notamment les paris sportifs. Fort de cette stratégie à l'international la FDJ avait l'ambition légitime de capter une plus grande partie du "gâteau ludique"( casinos, loteries, jeux en ligne) " un marché mondial à plus de 500 milliards "(II) (517 milliards en 2023) et faire remonter la France qui est bonne dernière dans le top ten des pays ludiques européens, sans parler du marché mondial, (2,6% seulement du marché ludique mondial) ( voir tableau ci-dessous ) C'est pas demain la veille avec la politique des jeux sanitaire et punitive menée par Isabelle FALQUE PIERROTIN qui ne peut que nuire à l'économie ludique nationale, au profit de nos voisins européens.
PBJ de l’économie ludique mondiale des jeux d’argent en 2024 (12)
- ETUN : 163,1 milliards d’euros (30 % du marché ludique mondial
- Chine : 38,8 (7,1%)
- Japon : 34,9 (6,4%)
- Macao : 2703 (5%)
- Italie :21,8 ( 4%)
- Royaume Uni : 21
- Australie : 19,8 (3,6%)
- Canada 15,6 (2,9%)
- Allemagne : 14,7 ( 2,7%)
- France : 14 ( 2,6 %)
Jean-Michel Costes ( membre du collège de l'anj) ,Des tribunes engagées et provocatrices pour influencer « les politiques » et « l’opinion » : "Il sera toujours aisé aux imposteurs de faire des dupes" (Casanova, Mémoires, 1725-1756, Tome 1, La Pléiade, NRF, 1958, page 427)
- Certes la FDJ est bien placée pour exploiter les casinos sur internet mais ils sont interdits en France et Isabelle FALQUE PIERROTIN a toujours soutenu cette prohibition. Dans le même temps Jean Michel COSTES ( membre du collège de l'anj) , fidèle à son habitude de lobbyiste, publie en 2023 une tribune enflammée, engagée ,mensongère et provocatrice et surréaliste, contre les casinos en ligne : "Élargir les jeux d’argent en ligne, c’est encourager une drogue » Figaro/Vox tribune ; 21/9/2023 repris dans les casinos.org 21/9/2023
- Dans ce pamphlet, les machines à sous sur internet sont même qualifiées de « crack-cocaïnes des jeux d’argent » JM Costes donne ensuite une description apocalyptique et délirante de ce jeu et des joueurs qui s'y adonnent: « le jeu sur machine à sous est une véritable drogue , les joueurs sont comme pétrifiés, incapables de quitter les machines, totalement pris dans le rythme du jeu qui atténue leur conscience de l’espace , du temps et de la valeur même de l’argent. Ils ne prennent conscience des pertes qu’après coup, une fois l’excitation du jeu retombée et alors (…) ils s’effondrent envahis d’idées suicidaires.
- Quand on sait que cet addictologue ( qui a quand même été licencié de l’observatoire des drogues par Etienne APAIRE - longtemps Président de la MILDT - car il écrivait des tribunes favorables aux "salles de shoot") est membre depuis des années du Collège de l’Autorité Nationale des Jeux (ANJ) on peut légitimement s'interroger sur "l'indépendance" intellectuelle et scientifique de cette autorité administrative, qui dirige peu ou prou la Politique Des Jeux de la France. Bien évidemment, les signataires de cette tribune incendiaire mettent en avant sans convaincre la santé publique, pour justifier leur acharnement contre les casinos en ligne, en oubliant de signaler qu'ils sont légalisés dans les 27 autres pays européens (sauf à Chypre) ou aucune pandémie ludique n'a été signalée.
Sur cette tribune confer notre article ( confer le résumé en annexe 6) : « Quand la doxa du jeu pathologie maladie se déchaine contre les casinos et les machines à sous en ligne, pour influencer « les politiques » et « l’opinion » : Retour critique sur une tribune provocatrice sur les casinos en ligne, publiée par l'addictologue Jean-Michel Costes ( membre du collège de l'anj) , premier signataire de cette diatribe collective parue dans Le Figaro : « Élargir les jeux d’argent en ligne, c’est encourager une drogue » Figaro/Vox tribune ; 21/9/2023) ( référence de notre article = octobre 2025, 28 pages, 15 notes, 4 annexes, publié sur les casinos.org 3/IO/2025, casino-legal-france.fr. 3/IO/2025)
"Il sera toujours aisé aux imposteurs de faire des dupes" (Casanova, Mémoires, 1725-1756, Tome 1, La Pléiade, NRF, 1958, page 427)
© juin 2026 ; Jean-Pierre G. MARTIGNONI-HUTIN ; Sociologue, université Lumière Lyon 2, centre Max Weber UMR 5283, Lyon, France
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Notes =
- la responsable de l'anj vient de demander ses droits à la retraite et partira en juin 2026. Confer le décret du 4 février portant admission à la retraite (Conseil d'État) de Mme FALQUE-PIERROTIN (Isabelle) JORF n°0030 du 5 février 2026, Texte n°40) Elle sera remplacé par Pascal Chevremont . Confer : "Paris sportifs. Pascal Chevremont à la tête de l’ANJ"(28 mai 2026, sbc sport business club); "L’Élysée propose la nomination de Pascal Chevremont à la présidence de l’ANJ(acteurs publics- 28 mai 2026)
- FDJ United : " la croissance s'est faite au profit de l'État " a déclaré Stéphane PALLEZ la PDG de la FDJ lors de l'assemblée générale du 23 avril 2026 ( Investir , le journal des finances n° 2729 , page 13)
- ibid. FDJ United : " la croissance s'est faite au profit de l'État " ( Investir , le journal des finances n° 2729 , page 13)
- « L'État ne coupe pas le lien incestueux avec la FDJ » Sociologue expert des jeux d'argent, Jean-Pierre MARTIGNONI-HUTIN estime qu'« il y a beaucoup de contradictions » dans la privatisation de la FDJ.(les échos Christophe PALIERSE, 7 nov 2019)
- "L’industrie du rêve " ( le billet de FAVILLA, les échos, I5/4/2013)
- ibid. FDJ United : " la croissance s'est faite au profit de l'État " ( Investir , le journal des finances n° 2729 , page 13)
- ibid. FDJ United : " la croissance s'est faite au profit de l'État " ( Investir , le journal des finances n° 2729 , page 13)
- "un marché immunisé contre la conjoncture", investir n° 2701, II /IO/2025 , p. 5)
- ( "fdj united : la fiscalité pèse mais les perspectives rassurent", investir n° 2720, 21/2/2026 , page 13))
- "la fdj veut devenir un géant européen" ( page 1) " le gendarme et les joueurs : la fdj veut deven ir un champion européen des jeux d'argent en ligne " ( page 34) " la fdj sur le point d'avaler la maison mère d'unibet pour 2,6 milliards d'euro" ( page I9) ( les échos, Yann Duvert et Hayat Gazzane, 23/I/ 2024)
- ( Un marché mondial à plus de 500 milliards", Florian Maussion , les échos 23/I/2024, page I9)
- Source : « Paris, casinos, loterie : le marché mondial des jeux d'argent en 5 chiffres clés " ( Les échos,7 mai 2025 ; Yann DUVERT )
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annexes :
- ANNEXE 1. : "Halte à la banalisation du jeu d’argent ! " La France semble connaître l'âge d'or des jeux d'argent, à la nocivité certaine. Il est cependant possible et indispensable de résister, pour protéger notamment les plus jeunes, plaident les huit signataires de cette tribune. (Tribune collective publiée sur le site des Échos le 1er juillet 2025 )
- ANNEXE 2. Jean-Pierre G. MARTIGNONI-HUTIN =" Pochettes jeux de grattage de la FDJ pour Noel = l'ANJ "empoisonne" les français" : Depuis quelques jours l'Autorité Nationale des Jeux ( ANJ) affiche sur son site de manière provocatrice le message suivant : "Offrir des jeux d’argent à des enfants pour Noël, un « cadeau empoisonné » ? (anj 15.12.2025) (décembre 2025, 12 pages, 4 notes 4 annes), publié sur les casinos.org 24/12/ 2025, casino-legal-france.fr. 24 /I2/ 2025)
- ANNEXE 3. Jean-Pierre G. MARTIGNONI-HUTIN = « Police des familles : pas de jeux de grattage au pied du sapin avec l’Autorité Nationale des jeux ! « ( décembre 2024, 17 pages, 21 notes, 3 annexes ) publié sur les casinos.org 29/12/ 2024)
- annexe 4 = Jean-Pierre G. MARTIGNONI-HUTIN = L’algorithme développé par l’ Autorité Nationale des Jeux (ANJ) ne révèle rien du tout…si ce n’est l’ingérence de la doxa du jeu pathologie maladie ( 2026, IO pages, 2 annexes), publié sur les casinos.org 16 mai 2026
- annexe 5 : « Zone à risques » : la nouvelle campagne de l’Autorité nationale des jeux sur les risques d’addiction aux paris sportifs ( site de l'anj le 03.06.2026)
- annexe 6 = Jean-Pierre G. MARTIGNONI-HUTIN : Quand la doxa du jeu pathologie maladie se déchaine contre les casinos et les machines à sous en ligne, pour influencer « les politiques » et « l’opinion » ( octobre 2025) : Retour critique sur une tribune provocatrice sur les casinos en ligne, publiée par l'addictologue Jean-Michel Costes ( membre du collège de l'anj) , premier signataire de cette diatribe collective parue dans Le Figaro : « Élargir les jeux d’argent en ligne, c’est encourager une drogue »"Il sera toujours aisé aux imposteurs de faire des dupes" (Casanova, Mémoires, 1725-1756, Tome 1, La Pléiade, NRF, 1958, page 427)
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ANNEXE 1. : "Halte à la banalisation du jeu d’argent ! " La France semble connaître l'âge d'or des jeux d'argent, à la nocivité certaine. Il est cependant possible et indispensable de résister, pour protéger notamment les plus jeunes, plaident les huit signataires de cette tribune. (Tribune collective publiée sur le site des Échos le 1er juillet 2025 )
Signataire de cette tribune très engagée
- Stéphane Alexandre est le président de la Ligue de l’enseignement de la région Ile-de-France.
- Emmanuel Benoit est le directeur général de l’Arpej (Association de recherche et de prévention des excès du jeu).
- Catherine Delorme est la présidente de la Fédération addiction.
- Isabelle Falque-Pierrotin est la présidente de l’Autorité nationale des jeux.
- Isabelle Lafargue est l’ancienne secrétaire générale de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP).
- Thomas Rohmer est le directeur et fondateur de l’Open (Observatoire de la Parentalité et de l’Éducation).
- Bernard Tranchand est le président de l’Unaf (Union nationale des associations familiales).
- Stéphane Troussel est le président du Département de la Seine-Saint-Denis.
annexe 2:
Jean-Pierre G. MARTIGNONI-HUTIN =" Pochettes jeux de grattage de la FDJ pour Noel = l'ANJ "empoisonne" les français" : Depuis quelques jours l'Autorité Nationale des Jeux ( ANJ) affiche sur son site de manière provocatrice le message suivant : "Offrir des jeux d’argent à des enfants pour Noël, un « cadeau empoisonné » ? (anj 15.12.2025) (décembre 2025, 12 pages, 4 notes 4 annes), publié sur les casinos.org 24/12/ 2025, casino-legal-france.fr. 24 /I2/ 2025)
Résumé de l'article : L'Autorité Nationale des Jeux (ANJ), sombrant dans la cancel culture (*) et les dérives du principe de précaution, s'interroge de manière provocatrice sur les pochettes jeux de grattage de la Française des jeux (FDJ) à 20 euros, que les français offrent parfois à leur famille entourage, à leurs enfants, à des amis... pour Noël et les fêtes de fin d'année. "Offrir des jeux d’argent à des enfants pour Noël, un « cadeau empoisonné » ? (anj 15.12.2025) Certes il y a un point d'interrogation mais la formule est démesurée. Ce grand serviteur de l'État qui dirige la FDJ - Stéphane PALLEZ - appréciera de se faire traiter en quelque sorte indirectement "d'empoisonneuse" ! Dans le même temps le régulateur lance avec l'argent du contribuable, une campagne liberticide sur les réseaux sociaux contre ce clin d'œil ludique "bon enfant" - devenu parfois une tradition dans certains milieux sociaux populaires - qui consiste à glisser des jeux à gratter sous le sapin ou sous l'assiette pour le réveillon. A travers ce totalitarisme parisien de la morale, cette police des familles, un autre grand serviteur de l'État - Isabelle FALQUE PIERROTIN - longtemps responsable de la CNIL désormais Présidente de l'ANJ - donne l'impression : de vouloir interdire aux français de rêver à l'aube d'une nouvelle année source d'espérance; d'empêcher les parents de faire plaisir à leurs proches - parfois à leurs enfants - avec ce petit cadeau original. Drogue, violence, réseaux sociaux, harcèlement, pornographie, images de guerre et d'attentat (comme celui qui vient de se dérouler en Australie au moment où nous rédigeons cet article).... n'y a-t-il pas des dangers plus graves pour nos enfants et adolescents que ces pochettes, commercialisées par la FDJ depuis des années sans avoir déclencher de pandémie ludique? Face à cette campagne du régulateur, irrévérencieuse envers les familles et vis à vis de la FDJ, on peut se demander si l'ANJ "n'empoisonne" pas un peu les Français ? Une question posée il y a quelques années par l'éditorialiste Daniel FORTIN reste plus que jamais d'actualité : "jusqu'où peut-t-on aller dans le contrôle de nos sociétés" ? (Les Échos 26 juillet 2014 , page 9 : République exemplaire") (*)La cancel culture repose sur l’idée que les individus ou les organisations étant coupables d’actes controversés doivent être boycottés.
annexe 3
Jean-Pierre G. MARTIGNONI-HUTIN = « Police des familles : pas de jeux de grattage au pied du sapin avec l’Autorité Nationale des jeux ! « ( décembre 2024, 17 pages, 21 notes, 3 annexes ) publié sur les casinos.org 29/12/ 2024)
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Résumé : Pas de trêve de Noel pour l’Autorité Nationale des Jeux dans sa politique des jeux moralisatrice et sanitaire. Le régulateur, sous la houlette d’Isabelle FALQUE PIERROTIN, poursuit sa politique liberticide & néo-prohibitionniste de manière ubuesque et kafkaïenne. Il s’en prend désormais aux pochettes jeux de grattage commercialisées par la Française des jeux à l’occasion de Noël. Ce petit cadeau ludique bien gentillet d’une valeur de 20 euros, que certains français joueurs et non joueurs offrent parfois à des proches, à la famille entourage, à des amis pendant cette période de fêtes, synonyme de croyance & d’espérance. De quoi je me mêle ? a-t-on envie de répondre à la présidente de l’ANJ face à cette intrusion dans la socialisation ludique intra familiale. Mais comme Isabelle FALQUE PIERROTIN n’a pas grand-chose à dire pour justifier cette moralisation absurde, elle commande un sondage payé par le contribuable - à l’institut Toluna Harris interactive - pour faire dire aux Français ce que pense le régulateur et la doxa des jeux d’argent et notamment des jeux de grattage (oubliant que nos concitoyens savent peu ou prou grâce au sociologue Pierre BOURDIEU que les sondages servent avant tout à faire l’opinion, à la construire, à la manipuler non à la mesurer scientifiquement). Et qu’apprend -on dans ce sondage :
- que les jeux d’argent seraient ( le conditionnel est de rigueur voir ci-dessus) une activité pratiquement aussi dangereuse pour les enfants que la drogue et l’alcool ;
- que « pour la quasi-totalité? des Français, les enfants qui jouent aux jeux d’argent risquent de développer une addiction ».
Si ce scoop de fin d’année - qui n’est hélas pas un poisson d’avril - s’avérait exact, il serait légitime que la Présidente de l’ANJ :
- demande en 2025 la prohibition des jeux d’argent, des activités pratiquement aussi dangereuses que la drogue :
- condamne à de lourdes amendes ( et même plus prison ? vu la gravité des faits) les parents joueurs qui initient leur progéniture aux jeux dans la socialisation ludique intra familiale, la transmission ludique inter générationnelle et en offrant des pochette cadeaux remplies de jeux de grattage à Noel ;
- punissent de la même manière les buralistes revendeurs qui exposent ces même jeux à proximité immédiate des bonbons et autres sucreries destinées aux enfants et aux ados
Plus sérieux, retour à la réalité, à travers le dernier rapport de l’ observatoire des drogues (OFDT) sur « La pratique des jeux d’argent et de hasard en France en 2023 » où l’on apprend qu’en 2023,selon l'Indice canadien du jeu excessif, 1,7 % des joueurs problématiques sont des joueurs à risque modéré et 0,8 % sont des joueurs à risque élevé. Même si cet indice pose de sérieux problèmes épistémologiques et méthodologiques, scientifiques ( artefact, biais, questions surdéterminées…. nous y reviendrons dans un prochain article) cela dégonfle singulièrement la baudruche du jeu excessif, addictif, impulsif compulsif…. cette usine à gaz construit depuis des années par la doxa du jeu pathologie maladie, certaines associations ( et relayée sans regard critique depuis des années avec complaisance par des médias parisiens) qui polluent les activités de l’ANJ et la politique des jeux de la France
annexe 4 = Jean-Pierre G. MARTIGNONI-HUTIN = L’algorithme développé par l’ Autorité Nationale des Jeux (ANJ) ne révèle rien du tout…si ce n’est l’ingérence de la doxa du jeu pathologie maladie ( 2026, IO pages, 2 annexes), publié sur les casinos.org 16 mai 2026 ( résumé de cet article en annexe
Résumé = L’algorithme développé par l’ANJ, pour soi-disant estimer la part du jeu excessif dans le jeu d'argent « en ligne et sur compte », ne révèle rien du tout ….si ce n'est la capacité d’ingérence de la doxa du jeu pathologie maladie d'imposer une politique des jeux sanitaire et néo prohibitionniste qui ne peut que mettre à mal l'économie ludique nationale. Résultat des courses cet algorithme "aurait" identifié (. le conditionnel est de rigueur) " 600 000 joueurs excessifs qui ont généré 60% du PBJ total." Au final c'est une véritable police des jeux sanitaire que l'ANJ veut mettre en place; pour demander à ces joueurs d'aller se faire soigner et même de les empêcher de jouer en fermant leur compte joueur. Voilà "le nouveau modèle économique" qu’ Isabelle FALQUE PIERROTIN laissera en testament aux opérateurs avant de partir à la retraite en juin : se débarrasser de leurs meilleurs clients qui apportent 60 % de leur chiffre d'affaire !! Un véritable suicide commercial pour les opérateurs qui commencent déjà à être fortement impactés (FDJ, PMU…) par les multiples "décisions" liberticides, néo prohibitionnistes prises ces dernières années par le régulateur....sous la domination de la doxa du jeu pathologique. Sur le même sujet confer l’article de Dominique LORMIER : « ALGORITHME DE L'ANJ : RÉVOLUTION CONTRE LE JEU EXCESSIF OU DÉRIVE NÉO-PROHIBITIONNISTE ? » ( jeu-legal-France.fr, I6 mai 2026)
annexe 5 : « Zone à risques » : la nouvelle campagne de l’Autorité nationale des jeux sur les risques d’addiction aux paris sportifs ( site de l'anj le 03.06.2026)
Selon l’étude de Toluna – Harris Interactive[1]commandée par l’ANJ à l’occasion de la prochaine Coupe du Monde de football, 41% des Français qui comptent suivre la compétition ont l’intention de parier. Autre enseignement, plus d’un tiers des Français qui ont l’habitude de parier affirment qu’ils ont déjà eu le sentiment de perdre le contrôle. Pour prévenir les risques d’addiction associés aux paris sportifs, notamment auprès des jeunes qui sont particulièrement concernés par cette pratique, l’ANJ lance une campagne qui détourne le code graphique des mentions légales en le transformant en un ruban jaune de « zone à risques ».
Les paris sportifs pendant les grands événements sportifs
Avec plus de 6 milliards d’euros de mises en ligne engagées en 2025, le football demeure le sport qui enregistre le plus grand nombre de paris (55%) en France, suivi du tennis et du basket.
La Coupe du Monde 2022 avait quant à elle enregistré plus de 900 millions d’euros de mises en ligne et en points de vente. Avec près de 54 millions d’€ de mises engagées en ligne, la finale France / Argentine est le match qui détient le record de mises.
Étant donné l’évolution du marché des paris sportifs, les enjeux enregistrés à l’occasion des dernières compétitions et le format renouvelé de cette compétition, un montant des mises autour de 1,2 milliard d’euros pourrait être atteint. Le parcours de l’équipe de France sera néanmoins déterminant sur le montant des enjeux.
64% des parieurs sportifs ont entre 18 et 34 ans. On comptait plus de 5 millions de comptes actifs en 2025 avec 2186€ de mise moyenne annuelle par compte.
Les Français et les paris pendant la Coupe du Monde de football 2026
- Plus de la moitié des Français déclarent avoir l’intention de suivre la Coupe du Monde de football (57%).
- Si plus de la moitié des personnes qui comptent suivre la Coupe du Monde de football envisagent de parier amicalement avec leurs proches, ils sont 41% à avoir l’intention de miser de l’argent sur les rencontres auprès d’un opérateur, soit 5 points de plus que pour la Coupe du monde 2022 et 6 points de plus que pour l’Euro 2024. C’est chez les moins de 35 ans que cette intention est la plus partagée (54%). Les Français qui envisagent de parier sont plus nombreux que les années précédentes à affirmer qu’ils dépenseront plus d’argent que par le passé (30% en 2026 contre 19% en 2022). Enfin, sans surprise, les matchs de l’équipe de France sont ceux qui suscitent le plus d’intentions de paris, juste devant les matchs à fort enjeu.
Les Français et la perception des risques d’addiction aux paris sportifs
L’OFDT[1] a estimé en 2023 à 15,3% la part des parieurs sportifs problématiques. Parmi les différents signaux d’un comportement à risque exprimés, celui de rejouer pour combler une perte est la pratique la plus largement partagée par les joueurs, suivie par le fait d’avoir misé plus d’argent qu’on ne peut se permettre ou d’éprouver de la culpabilité.
- Selon l’étude menée par Toluna – Harris Interactive, les risques d’addiction et de dépendance associés aux paris sportifs sont identifiés par 8 Français sur 10 (83%), et par une proportion supérieure auprès de ceux qui comptent parier pendant la Coupe du Monde (91%). Ce niveau de perception est en hausse de 14 points par rapport à 2022.
- Plus d’un tiers des Français qui ont l’habitude de parier affirment qu’ils ont déjà eu le sentiment de perdre le contrôle (37%), sentiment cité par deux tiers des moins de 25 ans (67%).
- Un Français sur cinq affirme connaître un proche qui a déjà perdu le contrôle (20%), une situation davantage mentionnée par les plus jeunes (48%).
« Zone à risques » : la campagne de prévention de l’ANJ
Une semaine avant le coup d’envoi de la Coupe du Monde de football, l’ANJ lance une campagne de prévention sur les risques d’addiction associés aux paris sportifs.
L’objectif de cette campagne, imaginée par l’agence LIBRE, est de marquer les esprits en détournant le bandeau jaune qui figure sur les publicités pour les jeux d’argent en un signal d’alerte visible et tangible.
En transformant ce bandeau en une rubalise jaune qui signale habituellement une zone dangereuse à ne pas franchir, l’ANJ montre ce qui se passe quand on bascule dans la « zone à risques » : on joue, on perd, on cherche à se refaire, on mise plus, on s'énerve, on s'isole. Le plaisir du sport disparaît. Et on finit par ne même plus regarder le match.
La signature est la suivante : Jouer avec excès, c’est entrer dans une zone à risques.
Pour donner corps à cette « zone à risques », l’ANJ a installé un dispositif original au cœur de l’espace public. Derrière une rubalise jaune matérialisant la zone à risques, un salon a été reconstitué dans une ville. Pendant toute la durée d’un match, un comédien a reproduit les comportements symptomatiques d’un joueur en difficulté : pertes qui s’accumulent, volonté de se refaire, agitation, colère.
De nombreux passants se sont arrêtés pour observer la scène et échanger avec les équipes présentes. Cette installation immersive avait pour objectif de rendre visibles des comportements souvent banalisés ou invisibles, afin d’aider chacun à mieux reconnaître les signaux d’alerte liés aux paris sportifs excessifs.
Les messages renvoient vers le site Evalujeu, qui permet d’évaluer sa pratique de jeu et d’obtenir des conseils adaptés pour garder la maîtrise. Le site permet également d’obtenir toutes les informations utiles sur les dispositifs et structures d’aide disponibles pour les joueurs et leur entourage.
Pour Isabelle FALQUE-PIERROTIN, Présidente de l’ANJ : « A l’approche de cette Coupe du monde, nous entrons dans une zone à risques avec plusieurs voyants au rouge pour le régulateur : un plus grand nombre de matchs et donc de publicités et d’occasions de paris, et en parallèle, on observe une tendance à la hausse du nombre des joueurs de jeux d’argent excessifs et de leur contribution au chiffre d’affaires des opérateurs. L’étude menée par Toluna - Harris vient confirmer cette inquiétude en pointant des intentions de pari en hausse, en volume et en valeur ainsi qu’une très grande vulnérabilité chez les jeunes parieurs. Autant de raisons qui justifient que l’ANJ prenne la parole pour marquer les esprits avec sa campagne qui transforme le bandeau jaune des mentions légales en une zone de dangers bien réels et visibles. »
DECOUVRIR LA CAMPAGNE
[1]Enquête Toluna – Harris Interactive réalisée en ligne du 19 au 21 mai 2026 par toluna - Harris Interactive pour l’ANJ. Échantillon de 1 071 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus.
[2] https://www.ofdt.fr/sites/ofdt/files/2025-03/rapport_eropp_jah-2023.pdf
annexe 6 = Jean-Pierre G. MARTIGNONI-HUTIN : Quand la doxa du jeu pathologie maladie se déchaine contre les casinos et les machines à sous en ligne, pour influencer « les politiques » et « l’opinion » : Retour critique sur une tribune provocatrice sur les casinos en ligne, publiée par l'addictologue Jean-Michel Costes ( membre du collège de l'anj) , premier signataire de cette diatribe collective parue dans Le Figaro : « Élargir les jeux d’argent en ligne, c’est encourager une drogue » (octobre 2025, 28 pages, 15 notes, 4 annexes, publié sur les casinos.org 3/IO/2025, casino-legal-france.fr. 3/IO/2025)
"Il sera toujours aisé aux imposteurs de faire des dupes" (Casanova, Mémoires, 1725-1756, Tome 1, La Pléiade, NRF, 1958, page 427)
Résumé : Retour critique sur une tribune provocatrice sur les casinos en ligne, publiée par l'addictologue Jean-Michel Costes, premier signataire de cette diatribe collective parue dans Le Figaro : « Élargir les jeux d’argent en ligne, c’est encourager une drogue » Dans ce pamphlet, les machines à sous sur internet sont qualifiées de « crack-cocaïnes des jeux d’argent » Jean Michel Costes donne ensuite une description apocalyptique et délirante de ce jeu et des joueurs qui s'y adonnent: « le jeu sur machine à sous est une véritable drogue , les joueurs sont comme pétrifiés, incapables de quitter les machines, totalement pris dans le rythme du jeu qui atténue leur conscience de l’espace , du temps et de la valeur même de l’argent. Ils ne prennent conscience des pertes qu’après coup, une fois l’excitation du jeu retombée et alors (…) ils s’effondrent envahis d’idées suicidaires. Quand on sait que cet addictologue Jean Michel Costes (licencié de l’observatoire des drogues par Etienne APAIRE - longtemps Président de la MILDT - car il écrivait des tribunes favorables aux "salles de shoot") est membre du Collège de l’Autorité Nationale des Jeux (ANJ) on peut légitimement s'interroger sur "l'indépendance" intellectuelle et scientifique de cette autorité administrative, qui dirige peu ou prou la Politique Des Jeux de la France. Bien évidemment, les signataires de cette tribune incendiaire mettent en avant sans convaincre la santé publique, pour justifier leur acharnement contre les casinos en ligne, en oubliant de signaler qu'ils sont légalisés dans les 27 autres pays européens (sauf à Chypre) ou aucune pandémie ludique n'a été signalée. Bien qu'elle date de septembre 2023, il nous paraît pertinent de revenir de cette philippique, dans le cadre des débats sur la fin de la prohibition des casinos sur internet, envisagée il y a quelques mois par le gouvernement BARNIER, et sur laquelle le ministre du budget - Laurent SAINT MARTIN - avait engagé une première consultation (confer notre article : Laurent SAINT MARTIN et les casinos en ligne : Fin de la prohibition des casinos et machine à sous en ligne ? Concertation à Bercy à l’initiative du ministre du Budget (les casinos.org 16/11/ 2024,) A cette occasion nous avions observé : 1 : que cette doxa s’opposait à cette légalisation annoncée des casinos en ligne, alors que d'évidence elle s'inscrit dans la modernité d’internet et dans la logique des choses européennes. 2 : que l’Autorité Nationale Des jeux et sa présidente, s’opposaient contradictoirement à cette normalisation, alors qu'elle permettrait de protéger des milliers de joueurs, actuellement livrés à eux-mêmes sur une kyrielle de sites illégaux. L'ANJ publie la longue liste totalement illisible des adresses de ce dark market, ce qui revient d'une manière assez naïve à chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais l'ANJ vient de créer soudainement une nouvelle direction... de la "répression" avec à sa tête Sophie NAMER. Cela en dit long sur la fuite en avant autoritaire du régulateur, qui veut limiter, interdire (certains jeux), censurer (certaines publicités), sanctionner lourdement (certains opérateurs...) tout en médicalisant les passions ludiques de millions de Français.
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© juin 2026 ; Jean-Pierre G. MARTIGNONI-HUTIN ; Sociologue, université Lumière Lyon 2, centre Max Weber UMR 5283, Lyon, France